Fondée au XVème siècle, pendant le joug ottoman, Dobritch s'appelle alors Bazardjik et est un marché agricole important. Libérés de la Sublime-Porte, les Bulgares nomment la ville Dobritch en l'honneur de Dobrotitsa, despote (XIVème siècle) de la Dobroudja.
Majoritairement peuplée de Turcs jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Dobritch subit - au cours de celle-ci - le nettoyage ethnique de 40.000 Turcs de la région, qui sont renvoyés dans leur pays d'origine.
En 1946, les Russes en expulsent d'autres avec, pour faire bonne mesure, des Grecs et des Roumains.
Rebaptisée du nom du maréchal soviétique "libérateur" de la Bulgarie en 1944, Tolboukhine voit arriver de nombreux Russes qui font partie des 30.000 colons envoyés par le "Petit Père des peuples" de part et d'autre de la frontière bulgaro-roumaine.
Ce faisant, Staline a d'ailleurs une petite idée derrière la tête : il envisage de faire construire un canal entre le Danube et la mer Noire, afin que la flotte soviétique puisse atteindre le fleuve sans que les vaisseaux les plus larges ne soient bloqués dans son delta. Le projet est abandonné à son décès (1953).
En 1990, la ville reprend le nom de Dobritch.