Melnik n'est qu'à une vingtaine de kilomètres de Sandanski; d'une ville à l'autre vous traverserez un des plus fertiles vergers de Bulgarie, avec ses amandiers, ses cerisiers et ses pêchers, qu'il faut voir au printemps.
La cité et son environnement naturel ont inspiré beaucoup de peintres modernes: Boris Dénev, Peter Mladénov, Detchko Ouzounov...
Qui pourrait imaginer aujourd'hui que cette petite ville de 500 habitants blottie au fond d'un ravin creusé par un affluent de la Strouma, dans le site grandiose de
falaises taillées dans la roche gréseuse légèrement ocrée, ait pu être autrefois une ville prestigieuse?
Elle a été un important carrefour géographique et historique, un point de rencontre des routes menant de la mer Egée vers l'intérieur des Balkans et l'Europe centrale,
de l'Adriatique à l'Orient. Peuples et civilisations s'y sont naturellement rencontrés.
Bourgade thrace fondée par la tribu des Mèdes, elle se vit conférer
par l'empereur romain Trajan le statut de ville romaine. Lorsque, au VIè;me siècle, les Slaves s'établirent dans la péninsule balkanique, ces falaises qui forment une
protection naturelle les attirèrent. Un homme marqua l'histoire de la ville: le despote Alexis Slav, nommé par le tsar Kaloïane, gouverneur du Rhodope occidental
et de la province de la Strouma, personnage curieux et farouchement indépendant. Mais en gouvernant avisé, il assura à Melnik, au XIIIème siècle, sa richesse et sa
beauté; il agrandit les fortifications, fit, avec son frère Vladimir, construire la basilique Saint-Nicolas, un monastère (aux confins sud-est de la ville, où se trouve
aujourd'hui la chapelle dédiée à saint Zona), celui de la Vierge de la Grotte, d'autres églises et d'autres monastères, dont vraisemblablement celui de Rojèn, qui
formaient un ensemble de rayonnement artistique et culturel: peintures d'icônes, fresques, céramiques peintes, orfèvrerie. Il ne se soumit à l'autorité du tsar
Ivan-Assèn II que vers 1230.
Il y avait, dit-on, à l'époque du Réveil national environ soixante-dix
églises à Melnik; après l'incendie qui ravagea la ville pendant les guerres balkaniques, il n'en reste plus que cinq, dont trois seulement en bon état: Saint-Antoine,
Saint-Jean-Baptiste-le-Précurseur et Saint-Nicolas, remarquables par leurs fresques, leurs icônes et leurs iconostases.
Des vieilles demeures, il n'y en avait plus de solides jusqu'à ce
que l'Etat ne décidât de restaurer plus d'une centaine d'entre elles: disposées en amphithéâtre sur des terrains déclives, elles dissimulent dans leurs entrailles de
grandes caves profondes où; mûrissait et mûrit encore le chaleureux vin de Melnik, rouge comme sang et si épais, dit un proverbe, qu'on peut le servir dans un mouchoir.
Dans la maison de Kordopoulos, qui date de 1758 et que vous ne manquerez pas de visiter pour la richesse de sa décoration, on pouvait entreposer jusqu'à 250.000 litres
de ce vin au bouquet incomparable.
Il y a d'autres maisons à voir, comme celle d'Alexis Slav, dont certaines parties remontent probablement au XIIIème siècle, et la maison d'Ibrahim Bey qui abrite le
musée de la ville où l'on trouve de très beaux bois sculptés et plafonds ornés de magnifiques rosaces (texte extrait de "En Bulgarie", édité dans la collection "Guides
Hachette Visa" en 1991).
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